Petits univers à part du monde matériel

Ce projet, présenté à l’UQAM le 16 décembre 2020, s’inscrit dans le cadre du cours Activité de synthèse, dans le contexte de fin du baccalauréat en Arts visuels et médiatiques et a été orienté par le professeur Stéphane Gilot.

 

Produit à partir des essais d’assemblage réalisés pendant le cours de Peinture hybride (Julie Trudel), cette exposition vise à la concrétisation d’une intimité avec la matérialité de notre monde. L’arrangement direct des objets sur des surfaces créées par ces mêmes objets témoigne d’une quête de sens au milieu d’un monde chaotique de marchandises et de gaspillage de ressources naturelles.

 

Le gaspillage de ressources naturelles venant d’un mépris et d’un manque d’affection pour ce qui est jetté, ce projet tente de retrouver un sens, une poésie et surtout une affection à ces objets banals qui nous entourent, les élévant au statut d’œuvre d’art.

 

Le monde des marchandises change continuellement. Ce que nous voyons aujourd’hui n’est pas la même chose que nos enfants verront, ainsi que ce que nous voyons aujourd’hui n’est pas la même chose que ce que nos parents ont vu dans le passé. Dans ce sens, ce projet veut éterniser la mémoire visuelle des objets d’aujourd’hui et leur redonner une dignité.

 

Les œuvres exposées ici ont été produites entièrement à partir de matériaux trouvés, achetés seconde main ou chez des magasins populaires (Dollarama). Ces sont des objets habituellement jetés après la consommation des produits, comme des joints de bouteilles de jus de pomme, des joints d’emballages de pain, ainsi que des objets endommagés ou hors usage (clés, objets cassés, etc.).

 

L’utilisation abondante de la couleur fait partie de la démarche de l’artiste depuis toujours et ici, elles jouent un rôle important afin de ressensibiliser le spectateur à la qualité esthétique des objets du quotidien.